Bonjour @Larissa,
Merci pour cette précision, car elle est importante pour votre future demande de naturalisation.
Le fait d’avoir votre fils au Cameroun n’entraîne pas automatiquement un refus ou un ajournement. En revanche, l’administration peut examiner cette situation pour déterminer si vous avez réellement fixé en France le centre durable de vos intérêts matériels et familiaux.
Service-Public précise actuellement qu’une personne doit avoir en France le centre de ses intérêts professionnels et de ses liens familiaux, et indique expressément que lorsque l’époux(se) et/ou les enfants résident à l’étranger, la naturalisation peut être refusée. Il ne s’agit donc pas d’un refus automatique, mais c’est un point qui sera étudié.
Il faudra absolument déclarer votre fils dans votre demande
C’est le point sur lequel je veux être très clair.
Si votre fils est mineur, le fait qu’il vive au Cameroun ne signifie pas qu’il ne faut pas le déclarer.
Pour les demandes déposées à compter du 1er janvier 2026, l’article 37-1 du décret du 30 décembre 1993 prévoit notamment la production des actes de naissance de tous les enfants mineurs, ainsi que des justificatifs permettant d’établir leur résidence.
Donc, dans votre futur dossier ANEF, vous devrez déclarer votre fils en indiquant simplement qu’il réside actuellement au Cameroun et fournir les documents demandés.
Si par « je ne l’ai pas déclaré » vous voulez simplement dire que vous ne nous l’aviez pas indiqué dans cette discussion, aucun problème.
Si, en revanche, vous avez déjà une demande de naturalisation déposée dans laquelle vous avez déclaré ne pas avoir d’enfant, il faudrait corriger cette information sans attendre car même si vous êtes naturalisée la nationalité peut vous être retirée à cause de ça.
L’omission volontaire d’enfants dans une procédure de naturalisation peut avoir des conséquences très sérieuses. Le Conseil d’État a encore confirmé en juillet 2026 le retrait d’une naturalisation dans une affaire où deux enfants mineurs n’avaient pas été mentionnés dans le dossier.
Votre fils au Cameroun : quel est réellement le risque ?
Cela dépend énormément de votre situation concrète.
Par exemple, l’administration pourra chercher à comprendre :
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Quel âge a votre fils ;
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Depuis combien de temps il vit au Cameroun ;
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Avec qui il vit actuellement ;
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Qui exerce l’autorité parentale ;
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Pourquoi il ne vit pas avec vous en France ;
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Si cette situation est temporaire ou durable ;
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Si vous participez à son entretien ;
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Si vous lui rendez visite ;
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Et éventuellement si vous envisagez qu’il vous rejoigne ultérieurement.
Être mère célibataire n’est évidemment pas un motif défavorable en soi.
En revanche, si votre fils est encore jeune, qu’il est à votre charge et qu’il réside durablement au Cameroun, la préfecture peut effectivement vous interroger sur la localisation de votre centre d’intérêts familiaux.
À l’inverse, si vous pouvez expliquer clairement sa situation et montrer que votre vie est durablement établie en France — études, emploi, logement, résidence depuis plusieurs années, vie sociale, etc. — la présence de votre fils au Cameroun ne signifie pas à elle seule que votre demande sera rejetée.
L’article 21-16 du Code civil impose surtout que votre résidence soit réellement établie en France au moment où le décret serait signé.
Votre fils deviendra-t-il français avec vous ?
Pas automatiquement s’il continue à vivre habituellement au Cameroun.
L’article 22-1 du Code civil prévoit l’« effet collectif » pour l’enfant mineur lorsque celui-ci a la même résidence habituelle que le parent qui devient français, ou réside alternativement avec lui en cas de séparation ou de divorce, et à condition que son nom figure dans le décret.
Cela ne dispense toutefois absolument pas de le déclarer dans votre dossier.
Pour votre calendrier de dépôt
Avec cette nouvelle information, je garderais notre idée de ne pas précipiter le dépôt.
Nous avions évoqué un dépôt plutôt début 2027, après :
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Votre examen civique ;
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La sécurisation de votre contrat ;
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Le renouvellement de votre autorisation de travail/titre de séjour ;
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Et une situation professionnelle la plus solide possible.
J’ajouterais maintenant un point : préparer correctement la partie concernant votre fils avant de déposer, afin que votre situation familiale soit parfaitement transparente dès le départ.
Vous pouvez également consulter notre rubrique Naturalisation par décret et notre guide sur le suivi et la préparation d’un dossier de naturalisation.
Pour vous répondre plus précisément sur le risque dans votre cas, pouvez-vous nous indiquer :
quel âge a votre fils, avec qui il vit actuellement au Cameroun, depuis quand il y vit et si vous avez toujours l’autorité parentale sur lui ?
Avec ces quatre informations, on pourra vous dire si sa résidence au Cameroun constitue simplement un élément à expliquer ou s’il serait préférable d’adapter la stratégie avant votre dépôt.
Cordialement,
**France Accueil - Expert en démarches pour étrangers