Bonjour David,
Il y a beaucoup de confusion sur ce point parce qu’on mélange souvent durée de résidence en France et ancienneté professionnelle.
Il n’existe pas de règle disant qu’il faut obligatoirement 2 ans, 3 ans ou 5 ans de CDI pour demander une naturalisation.
En revanche, les critères ont été nettement renforcés depuis la circulaire du 2 mai 2025. Elle demande à l’administration d’apprécier l’insertion professionnelle sur les 5 dernières années : cela signifie qu’elle regarde votre parcours global sur cette période, pas qu’elle exige cinq années de travail. Le ministère demande une insertion professionnelle durable et des ressources stables et suffisantes.
Pour une personne salariée, la circulaire donne aujourd’hui un repère beaucoup plus précis : un CDI de plus d’un an à la date où la demande est examinée, ou, pour une personne travaillant en CDD, une continuité de travail sur 24 mois.
Donc :
2 ans ou 3 ans de CDI ne sont pas une obligation.
Un CDI de plus d’un an peut parfaitement correspondre au critère demandé, mais l’administration ne regarde pas uniquement la date de signature du contrat : elle examine également les périodes précédentes, les éventuels changements d’emploi ou périodes de chômage, le niveau et la régularité des revenus, etc.
À l’inverse, avoir trois ans de CDI ne garantit pas non plus une naturalisation si d’autres éléments du dossier posent problème. La naturalisation par décret reste une décision pour laquelle l’administration dispose d’un pouvoir d’appréciation.
Le bon résumé en 2026 serait donc : pas besoin de “3 ans de CDI” ; le repère actuel pour un salarié est plutôt CDI de plus d’un an au moment de l’examen, avec un parcours professionnel globalement stable et des ressources suffisantes.
Et un détail important : le texte parle bien de la date d’examen de la demande, pas nécessairement de la date à laquelle vous cliquez sur « déposer ».
« insertion appréciée sur cinq ans » ≠ « cinq ans de travail obligatoires ». La circulaire du 2 mai 2025 indique explicitement CDI > 1 an à la date d’examen ou continuité en CDD pendant 24 mois pour les salariés.
Le ministère confirme par ailleurs que la circulaire a effectivement durci les conditions d’accès à la naturalisation par décret.